Interview
Interview de Thibault Ronsin, DRH du Groupe SOS
16 août 2020 · Luc Meuret

Le Groupe SOS est la première entreprise sociale d’Europe, et gère un grand nombre d’hôpitaux à but non lucratif, d’EHPAD, de structures sociales… Nos équipes ont été directement impliquées dans la lutte contre la propagation du Covid-19. 80 % de nos salariés ont été en 1ère ligne ou 2ème ligne pour assurer la prise en charge sanitaire, sociale ou médicosociale ainsi que la protection, l’accueil et l’accompagnement des patients, des bénéficiaires et...
Quel est l’état des RH au sein du Groupe SOS ?
Le Groupe SOS est la première entreprise sociale d’Europe, et gère un grand nombre d’hôpitaux à but non lucratif, d’EHPAD, de structures sociales… Nos équipes ont été directement impliquées dans la lutte contre la propagation du Covid-19. 80 % de nos salariés ont été en 1ère ligne ou 2ème ligne pour assurer la prise en charge sanitaire, sociale ou médicosociale ainsi que la protection, l’accueil et l’accompagnement des patients, des bénéficiaires et leur famille. Un des enjeux de la direction RH était donc de garantir, chaque jour, l’équilibre des équipes, en tenant compte des difficultés liées à la garde d’enfant, aux problèmes de santé et à l’absentéisme parfois chronique dans certains établissements des secteurs sanitaire et médicosocial.
Certains métiers du groupe sont en tension perpétuelle : aides-soignants, infirmiers, travailleurs sociaux… Au plus fort de l’épidémie, dans les hôpitaux, nous avons bénéficié d’un renfort unique de la part de professionnels libéraux et de cliniques privées. En revanche, dans nos autres établissements, notamment les EHPAD, nous avons reçu peu de candidatures spontanées et les agences d’intérim ont été rapidement submergées, alors que nous avions des besoins urgents en personnel formé pour assurer les remplacements et absorber le surplus d’activité lié à l’épidémie. Heureusement, nous avons pu compter sur l’engagement, la mobilité interne de nos collaborateurs et collaboratrices, et sur la capacité des équipes à se coordonner.
***« Nous sommes fiers de nos collaborateurs qui ont fait tenir nos structures ***dans des conditions pas toujours évidentes. »
Mais les difficultés sont loin d’être terminées. Après l’adrénaline, vient la période de fatigue cumulée et, parfois, de tension avec les collègues qui ont été moins présents sur la période. Cela appelle une grande vigilance de notre part à l’égard des risques psycho-sociaux (RPS) et un accompagnement dans la durée.