Interview
Interview de Emmanuel Grégoire, Premier adjoint de la mairie de Paris
16 août 2020 · Luc Meuret

Environ 1 500 agents par jour sont restés sur le terrain, en roulement, sur trois missions essentielles : l’accueil de la petite enfance et les écoles, la propreté et le médico-social1. Dès le début du confinement, tous nos agents ont été dotés de 5 masques chirurgicaux par jour. D’une part, la Maire a jugé que c’était protecteur, donc indispensable. D’autre part, nous étions face à un risque réel d’exercice du droit de retrait. Or, faire fonctionner...
Quelles mesures avez-vous mises en place pour accompagner les agents pendant la crise sanitaire ?
Environ 1 500 agents par jour sont restés sur le terrain, en roulement, sur trois missions essentielles : l’accueil de la petite enfance et les écoles, la propreté et le médico-social1. Dès le début du confinement, tous nos agents ont été dotés de 5 masques chirurgicaux par jour. D’une part, la Maire a jugé que c’était protecteur, donc indispensable. D’autre part, nous étions face à un risque réel d’exercice du droit de retrait. Or, faire fonctionner la ville avec seulement 1 500 agents de terrain, c’est déjà extrêmement complexe ! En ce qui concerne le climat social, je salue l’esprit de sérieux des syndicats tout au long de la crise, même s’il existe une inquiétude légitime liée à la reprise des missions.
Nous avons également renforcé et fait évoluer la cellule d’écoute et de médiation des conflits professionnels, créée lorsque j’étais adjoint aux ressources humaines, pour assurer l’accompagnement psychologique des agents sur le terrain ou confinés.