Interview
Interview de Coco Brac de la Perrière, coach de dirigeants
16 août 2020 · Luc Meuret

Les crises sont des accélérateurs de mutations déjà engagées. Donc, je pense que nous allons être dans la survie ET la renaissance. Au tout début de l’épidémie, nous avons eu peur pour nous-mêmes, pour nos proches, pour notre entreprise… C’était la phase d’alarme. Depuis deux mois, nous sommes dans une phase de résistance.
Entre survie et renaissance, quel est l’état des RH ?
Les crises sont des accélérateurs de mutations déjà engagées. Donc, je pense que nous allons être dans la survie ET la renaissance. Au tout début de l’épidémie, nous avons eu peur pour nous-mêmes, pour nos proches, pour notre entreprise… C’était la phase d’alarme. Depuis deux mois, nous sommes dans une phase de résistance.
« Il faut être lucide : la troisième phase sera soit une phase d’épuisement, soit une phase de résilience. C’est pour cela que j’encourage une résilience organisationnelle dans l’entreprise. »
La résilience n’est plus un luxe. Après ce traumatisme, que chacun a vécu différemment, s’il y a uniquement la résilience individuelle, on s’achemine vers une multiplication des burnouts dans trois mois. En revanche, si les entreprises organisent la résilience, elles seront à même de régénérer leur capacité à encaisser le choc et celle de leurs salariés à rebondir.
Avant, dans l’entreprise, on parlait peu des problèmes personnels, encore moins des émotions. Depuis le confinement, il est indispensable de réfléchir collectivement sur les difficultés rencontrées plutôt que d’essayer de rattraper le temps perdu. Je conseille aux entreprises d’oser un jeûne d’action, c’est-à-dire un temps d’adaptation et d’écoute afin que les managers et les RH soutiennent les salariés, et que ces derniers se sentent appuyés par la direction.
« Le bien-être est la condition sine qua non d’une renaissance dans l’entreprise. La qualité de vie au travail et ce que j’appelle la QVTT, la qualité de vie dans le télétravail, vont être prioritaires. »